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La grande transformation des avocats
La grande transformation des avocats
Thierry Wickers
Les avocats risquent d'être évincés du marché des services juridiques par des acteurs innovants s'ils ne modifient pas leur pratique individuelle et ne se dotent pas d'une stratégie collective cohérente. C’est de leur capacité à y parvenir que dépend l'avenir de la profession. Tel est le constat que livre Thierry Wickers, qui conduit actuellement la délégation française au Conseil des barreaux européens (CCBE), après avoir été bâtonnier du barreau de Bordeaux, président de la Conférence des bâtonniers et président du Conseil national des barreaux (CNB). Les pouvoirs publics s'appuient sur un discours économique du droit pour démanteler le statut des professions juridiques. Pour une majorité des justiciables, les prestations des avocats se révèlent inaccessibles : le barreau d'affaires épaule les grandes entreprises, l'aide juridictionnelle accompagne les plus démunis ; entre les deux, une fraction croissante de particuliers et de professionnels ne peut plus être conseillée ni faire valoir ses droits ; ce qui suscite l'émergence d'une offre de services juridiques à des prix abordables, notamment grâce aux technologies de l’information. La profession doit donc renouer son pacte avec le public en garantissant l'accès le plus large au droit. Cet objectif justifie le recours à des moyens qui lui ont toujours été étrangers :les services standardisés, l'accroissement de la publicité,l'ouverture du capital des cabinets et la participation des étudiants,futurs avocats, aux programmes des cliniques du droit. Les organes représentatifs devront aussi réformer leurs modes de régulation, principalement la discipline, et rénover la gouvernance du Conseil national des barreaux. S'il absorbe les organismes techniques de la profession il améliorera les services rendus aux avocats. S'il acquiert une représentativité politique, il disposera d'un réel pouvoir sur des ordres qui n'auront plus le pouvoir de s'exprimer « au nom de la profession ». En rupture avec les paradigmes habituels de la profession,cet essai inaugure une nouvelle orientation dans la stratégie à mener.
N° d'édition : 1
Collection : Dalloz pro Essais
Parution : Novembre 2014
Réparation des dommages concurrentiels
Réparation des dommages concurrentiels
Muriel Chagny • Bruno Deffains
Les victimes de dommages concurrentiels risquent d’être privées d’indemnisation si certaines tendances prétoriennes et les difficultés pratiques actuelles se pérennisent. De la place occupée par la réparation des dommages concurrentiels dépend largement l’efficacité du droit des pratiques anticoncurrentielles et du droit de la concurrence en général. Tel est le constat de Muriel Chagny et Bruno Deffains conduits à dépasser la seule analyse du droit positif pour explorer les pistes d’évolution du droit ou d’adaptation de la pratique judiciaire et, en particulier, les voies de la transposition de la directive du 26 novembre 2014. Au croisement des droits de la concurrence, de la responsabilité civile et de la procédure civile, la réparation des dommages concurrentiels en France est, de surcroît, confrontée à la concurrence d’autres systèmes de droit, invitant à intégrer à la réflexion des considérations liées à l’attractivité du droit et du système judiciaire français. C’est à partir d’une approche normative, succédant une analyse critique du droit positif et s’appuyant sur une analyse économique, que des préconisations sont avancées pour le droit de la concurrence dans son ensemble. Certaines d’entre elles pourraient même s’appliquer plus largement à la réparation des dommages économiques et rejaillir sur le droit de la responsabilité civile et sur le droit de la procédure civile. La réflexion, éclairée par l’économie du droit, s’inscrit, tout à la fois, dans une perspective fondamentale et pratique. Elle est ainsi destinée aux avocats, magistrats, juristes d’entreprises, experts judiciaires et autres acteurs de la réparation des dommages concurrentiels. Muriel Chagny, professeur à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, dirige le master de droit de la concurrence et des contrats ainsi que le laboratoire de droit des affaires et nouvelles technologies (Dante). Bruno Deffains, professeur à l’Université Panthéon-Assas - Paris II, membre de l'Institut universitaire de France, dirige le master de droit et économie et le centre de recherches en économie et droit (Cred).
N° d'édition : 1
Collection : Dalloz pro Essais
Parution : Septembre 2015
Essai de diplomatie judiciaire
Essai de diplomatie judiciaire
Sébastien Morgan
La justice contemporaine dépasse désormais les frontières. Elle s’inscrit dans un cadre européen et international, se positionnant comme le pilier d'un État de droit exemplaire. Pourtant, cette ambition fait face à des défis majeurs : entre critiques virulentes, attaques politiques et tentation du replis national, la réalité du terrain est complexe. Cet ouvrage analyse sans concession les expériences de l'Europe judiciaire et de la justice pénale internationale. L’auteur interroge la place de la justice comme outil d'influence diplomatique et propose une réflexion profonde sur sa nécessaire refonte. Les points clés abordés : - Les limites et les critiques de la justice pénale internationale. - L'analyse de la coopération judiciaire comme levier de souveraineté et d'efficacité. - Les tensions entre les instances supranationales et les juridictions nationales. Il n'en demeure pas moins que la coopération judiciaire reste un formidable outil qu'il convient de défendre vigoureusement et de promouvoir. À propos de l'auteur L'ouvrage est porté par l’expérience de Sébastien Morgan, magistrat et actuel président du tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne. Ancien conseiller affaires européennes et relations internationales auprès de deux ministres de la Justice, il apporte un regard unique, mêlant pratique de terrain et vision stratégique au cœur des institutions judiciaires.
N° d'édition : 1
Collection : Dalloz pro Essais
Parution : Mars 2026
Pratique judiciaire du contre-terrorisme
Pratique judiciaire du contre-terrorisme
François Molins
Proposer une réponse judiciaire au terrorisme, que ce soit au stade de la prévention que de la répression, c’est faire des choix qui engagent durablement l’État de droit et l’idée que l’on se fait des libertés publiques ; entre choix de juridictions spécialisées ou d’exception, d’un parquet spécialisé, d’une procédure pénale adaptée, d’incriminations spécifiques ou de techniques d’enquêtes nouvelles. Ce dispositif législatif construit dans le temps long – le terrorisme n’est pas un phénomène nouveau – a été notamment mis à l’épreuve lors des attentats de 2015. Ces derniers ont mis en lumière, outre l’impératif de coopération entre services d’enquête, l’importance de la gestion de l’évènement, de la communication et de l’accompagnement des victimes après-coup. François Molins, procureur général honoraire près la Cour de cassation a été Procureur de la République en poste à Paris entre 2011 et 2018, au plus fort d'une série d'attentats qui ont profondément marqué la Nation. Il a à ce poste animé la poursuite et la lutte contre les terroristes et les filières de soutient. Fruit d'un enseignement à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences po) et à l'Institut catholique d'études supérieures de La Roche-sur-Yon (ICES), l'ouvrage expose les spécificités de la procédure pénale en matière de lutte et de prévention du terrorisme.  
N° d'édition : 1
Collection : Dalloz pro Essais
Parution : Novembre 2025
L'ubérisation du travail
L'ubérisation du travail
Jeremias Adams-Prassl
Que se passerait-il si votre patron était un algorithme ? L’économie des petits boulots promet de révolutionner le travail sous sa forme établie en remplaçant la corvée du 9h-17h par de la flexibilité et de l’indépendance. Les avantages potentiels sont énormes : les consommateurs jouissent de services à la demande facilement accessibles tandis que les micro-entrepreneurs sont à l’affût de petits boulots, de tâches, ou de courses sur des plateformes en ligne. Est-ce le futur du travail ? Ce livre propose une description stimulante du travail dans l’économie des petits boulots à travers le monde. Les récits contradictoires abondent : les petits boulots à la demande génèrent de la flexibilité entrepreneuriale ou du travail précaire, strictement contrôlé par des évaluations de l’utilisateur et de la surveillance algorithmique. La technologie sophistiquée des plateformes est le produit de l’innovation disruptive – alors que le modèle économique sous-jacent existe depuis des siècles. Pouvons-nous protéger les consommateurs et les travailleurs sans brider l’innovation ? Alors que les tribunaux et les gouvernements de par le monde commencent à aborder la problématique de l’économie des petits boulots, ce livre explore les défis du travail à la demande et explique comment nous pouvons assurer des conditions de travail décentes, protéger les consommateurs, et encourager l’innovation. Le droit du travail joue un rôle central dans l’harmonisation des règles du jeu : les petits boulots, les tâches et les courses sont du travail – et devraient être régulés en tant que tels. Jeremias Adams-Prassl est professeur de droit à l’Université d’Oxford. Ses travaux portent notamment sur l’impact de l’intelligence artificielle sur l’avenir du travail. Il tweete sur ces questions @JeremiasPrassl.
N° d'édition : 1
Collection : Dalloz pro Essais
Parution : Juillet 2021
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